Les communautés monastiques chrétiennes apparaissent dès le IVe siècle en orient, et se développent à la fin de ce même siècle en occident. La vie monastique est basée sur la prière et le travail dans un lieu isolé. Les premières règles de vie
apparaissent au cours du VIe siècle. Celle de de Benoît de Nursie (vers 480-543)connaitra une grande destinée – les Bénédictins -, aussi bien en elle-même que comme base solide pour différents ordres Monastiques, comme les cisterciens.
Le mode de vie très ordonné des communautés monastiques s’est traduit dans une architecture compacte et resserrée autour d’un cloître, aussi bien jardin intérieur qu’espace de circulation par le biais de galeries périphériques desservant les différents bâtiments : église orientée, au sud ou au nord, dont le chœur est perpendiculairement articulé à un bâtiment oriental comprenant sacristie, chapitre, accès à l’extérieur, d’une salle de travail, avec à l’étage le dortoir des moines ; l’aile sud est constituée des cuisines et du réfectoire. Le bâtiment de l’aile occidental est très souvent dédié au cellier, avec dans les ordres accueillant des convers, leur réfectoire et au-dessus leur réfectoire.
Blanche-Couronne est l’un des meilleurs exemples conservé en Loire-Atlantique. En dehors de ce carré claustral, des bâtiments de service, écurie, étables par exemple, peuvent prendre place.
Les journées monacales sont rythmées par des offices, la réunion matinale au chapitre – principalement la lecture d’un chapitre de la règle, le saint du jour à honorer, ainsi que le nécrologe pour les messes funéraires anniversaires, et le chapitre des coulpes. Le travail manuel, les repas et le repos remplissent les intervalles entre les différents offices.
Par Brice Rabot
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